Préservons notre air à l'heure du télétravail

Préservons notre air à l'heure du télétravail

Cette semaine avec les mesures mises en place par le gouvernement pour limiter la propagation du Covid-19, le télétravail s’est imposé pour de nombreuses professions.

Il s’agit d’une nouvelle façon de travailler et une nouvelle organisation pour beaucoup d’entre nous pour qui c’est la première fois que les activités professionnelles se déroulent chez soi. Après les premières heures passées à installer tout le matériel, organiser la vie familiale et les espaces de chacun, mettre en place les logiciels de communication et de partage (rencontrer les premiers bugs et moments embarrassants...), nous sommes opérationnels pour affronter collectivement ce confinement.

Maintenant et pour les prochains jours, nous voulons vous aider à conserver des bonnes conditions de télétravail, de productivité et de concentration. Et cela implique de garder une atmosphère la plus saine possible dans son domicile. Il n’est pas question de dramatiser les évènements ou de vous donner des leçons, nous voulons ici vous permettre de comprendre simplement votre qualité de l’air, son évolution et comment avec des gestes non contraignants vous pourrez garantir au quotidien un air sain pour vous même et votre entourage.


Votre qualité de l'air intérieur

La qualité de l’air varie selon plusieurs aspects : l’occupation des espaces, l’aération ou encore vos activités dans votre domicile.

Que l’on soit dans son bureau, dans son salon ou encore pour certains dans leur chambre, nous allons passer plusieurs heures dans ces pièces. Sans système de ventilation, portes fermées et fenêtres fermées, le renouvellement de l’air y est faible et cela se traduit par une augmentation du dioxyde de Carbone CO2 dans la pièce.

Respirez un air nouveau

Le CO2 est émis par notre respiration et nous le considérons comme un paramètre de confort et non comme un polluant. En effet le CO2, à des concentrations élevées pendant plusieurs heures, peut faire ressentir une sensation de fatigue, une baisse de concentration ou encore un sentiment d’oppression. Fort heureusement il s’agit ici du paramètre sur lequel nous pouvons agir rapidement en favorisant L’AÉRATION. Cela peut paraître anodin et pourtant combien d’entre nous ont ressenti une impression de respirer lorsque l’on ouvre une fenêtre après un long moment passé à l’intérieur ?

Voici un exemple d’évolution du niveau en CO2 durant une journée entière dans un salon occupé par une personne en télétravail.

Graphique COZYAIR CO2 .jpg

Au fur et à mesure de la journée, la concentration en CO2 augmente progressivement. En moins d’1h le seuil de vigilance fixé à 1 000 ppm est dépassé ! Dès lors, une gêne peut être ressentie, le geste à appliquer est d’ouvrir une fenêtre et si possible d’effectuer un courant d’air bref de 5 à 10 min maximum. La courbe permet ici de bien se rendre compte de l’efficacité de cette action puisqu’en quelques minutes le CO2 redescend en dessous du seuil de vigilance et le télétravail peut ainsi se poursuivre dans de bonnes conditions. Au delà du CO2  d’autres paramètres peuvent impacter notre qualité de l’air.

À chaque activité un impact

Notre environnement de télétravail est aussi impacté par les activités habituellement associées à son domicile comme la cuisson d’aliments.

Voici en exemple, l’évolution de la concentration en particules fines (PM2.5) qui augmente de manière instantanée lorsque la cuisson commence (nous sommes ici sur une cuisson d’aliments à la poêle avec une émission de fumée importante sans hôte aspirante). En quelques minutes les seuils de vigilance et d’alerte sont dépassés. L’ouverture de la fenêtre après cuisson a bien aidé à faire redescendre le niveau mais il a fallu tout de même 6h avant que la concentration PM2.5 retrouve un niveau inférieur au seuil de vigilance. Ceci démontre l’importance de l’aération ou de l’activation d’une hôte aspirante pendant la cuisson.

graph 2.jpg

Ces deux exemples montrent que la qualité de l’air réagit selon les activités et les actions de chacun. Il est donc important de préserver votre qualité de l’air tout en continuant à vivre, à cuisiner et à partager des moments avec votre entourage.

Améliorons ensemble la qualité de votre air

Pour vous permettre de conserver un air de qualité, voici quelques conseils à appliquer au quotidien. L’idée n’est pas de proscrire toute source de pollution mais de les connaître et d’en limiter les impacts sur notre santé.  

  • Pour limiter le CO2 et les autres polluants : Aérer brièvement votre pièce dès que vous ressentez une impression d’air vicié ou d’inconfort. Privilégier le courant d’air bref plutôt que d’entrouvrir une fenêtre sur plusieurs heures afin de conserver l’énergie accumulée à l’intérieur.
  • Pour limiter les particules fines (PM et les COV) : Aérer également pendant et après avoir cuisiné ou fait le ménage chez vous, les polluants émis seront de ce fait directement évacués.
  • Pour limiter les COV : Limiter au maximum l’utilisation de produits odorants (encens, bougies ou sprays), ces produits peuvent vous apporter un confort olfactif sur un instant ou couvrir des odeurs incommodantes, cependant sur de plus longues durées d’exposition les effets sur votre santé peuvent être plus graves notamment pour les personnes les plus sensibles.
  • Pour limiter le CO2  et les autres polluants : Veiller à ne pas obstruer et à nettoyer régulièrement les arrivées d’air (bouches de ventilation ou d’extraction)
  • Si vous avez des plantes, des moisissures peuvent se développer. N’hésitez pas à gratter ou retourner  la terre pour les limiter.

RETROUVEZ LA LISTE DES PRINCIPAUX POLLUANTS ET LEURS SOURCES

Ces conseils ne sont pas exhaustifs et il appartient à chacun d’entre nous d’être responsable de la préservation de son environnement intérieur qui pendant plusieurs jours voire semaines sera notre lieu de vie et de travail.

Par cet article, toute l’équipe COZY AIR souhaite adresser son plus profond soutien pour toutes les personnes qui subissent de plein fouet cette épreuve économique, sociale et sanitaire. Un grand coup de chapeau à l’ensemble du personnel soignant qui est en première ligne. Nous vous devons un immense respect et une profonde humilité face à tous vos sacrifices et à votre ténacité sans relâche.

Découvrez plus d'articles